Un jeune violoncelle
Eut envie de jouer avec trois demoiselles
Il convia la clarinette, la viole et la harpe
Le violoncelle tenait à jouer avec chacune d’elles
La clarinette n’était pas facile
C’était à qui prendrait le dessus sur l’autre
Chacun y allait de sa mélodie, de son tempo, de son forte
L’accord des deux parties se fit bien rare
Et quand il pensait enfin avoir
L’avantage sur son amie
La clarinette le rejetait sans bruit
Agacé, le violoncelle préféra s’entretenir avec la viole
Tout ne fut qu’harmonie
Sans concession, sans heurt et sans cri
Les deux tourtereaux se berçaient mutuellement de leurs sonates
Et autres symphonies
Mais la balade prit fin
Lorsque la viole se souvint
Que le piano l’attendait au loin
C’est ainsi que le violoncelle se retrouva
Seul
Seul ?
Non, la harpe était toujours là
Ils se regardèrent un instant
Silencieusement
Le violoncelle n’avait pas l’habitude de jouer avec la harpe
Quant à la jeune harpe
Elle voyait pour la première fois
Un tel instrument
Ils commencèrent timidement
A engager la conversation par quelques gammes, quelques harmoniques
De cordes en archet, la musique se fit peu à peu envoûtante
Et sans s’en rendre compte
Ils jouèrent ainsi des heures durant
Mais la romance dut prendre fin subitement
Les lumières étaient rallumées
Le public s’en était allé
Ils s’accordèrent pour un au revoir
Et se promirent de se retrouver
Dans l’orchestre prochainement
lundi 19 janvier 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
2 commentaires:
Bien que je ne sois pas très au courant du vocabulaire du solfège,j'aimerais adresser une petite critique.
Je trouve qu'il ne manque plus qu'une morale pour faire de ce poème une fable.
Ou s'il en est une, je suis trop stupide pour m'en rendre compte.
Si ça se trouve, dans deux siècles, on récitera les fables de Cherdo, dans les écoles.
Amélie est en train d'en conceptualiser une ! Je lui laisse ce plaisir si tu veux bien.
Enregistrer un commentaire