jeudi 6 novembre 2008

I don't believe what I saw

La tête vide.
La muse est partie ;
Et les mots se sont endormis.
La plume même a séché ;
L’encre que je cherche à déposer s’efface
Sous l’ombre de ma main ;
L’outil se meut,
Respecte les lignes et les paragraphes.
Mais alors qu’il aborde
La seconde moitié de la feuille,
Ce qui devrait avoir laissé trace
N’est qu’un amas blanc,
La feuille est vierge.
Quel cruel sort se joue ici de l’écrivain ?
Son arme, son bouclier deviennent les pastiches
D’une gloire passée.
La bataille est terminée.
Et la pensée ne suffit plus à la ranimée.
Tout prend fin.
Le songe comme la vie,
La réalité comme la mort.
Est-ce que tout recommence ensuite ?
Se peut-il qu’un jour,
Par ses yeux fatigués,
L’écrivain réalise enfin
Que la page était pleine
Et que c’était son âme en peine
Qui en en cachait le chemin ?
L’âme est guérie,
La muse est avec lui ;
L’écrivain se repose.

4 commentaires:

FLG a dit…

C'est une sorte d'hommage, nan?

Julien a dit…

A qui ? A quoi ?

FLG a dit…

à moi?

Julien a dit…

Tu l'as déjà eu ton hommage !