samedi 2 août 2008

Dialogue entre deux fous sur l’avenir incertain du passé.

C’est le désespoir qui te force à te pervertir par ces substances?

Ou peut être ma perversion crée-t-elle un désespoir qui me pousse à prendre ces substances.

Bon et quel choc émotionnel est à l'origine de ta perversion?

N' y en aurait il donc qu'un ?

Ce qui m'intéresse c’est le moment déclencheur ; celui qui t'a fait tomber dans le tréfonds de l'inconscience.

Je pense que tout ceci est venu bien progressivement. Un enchaînement de situations, de faits et de paroles, de sentiments, d'exaltations et de malheurs. Des plus profonds chagrins aux plus grandes joies. De ma méconnaissance à mon apprentissage. Du début jusqu'au commencement de la fin. Tout ceci est bel et bien définitif.

Tu sembles vouloir échapper à un monde qui t'échappe et logiquement tu cherches dans un ailleurs à te replonger dans tes songes, dans tes chimères qui inondent et polluent ton esprit ravagé. Cet orientalisme n'est-il pas pour toi la plus tenace de tes intoxications?

Non pas l'orientalisme ! Mais l'amour ! ! Oui l'amour ! De l'Asie, du monde, de tout ce qui m'entoure et par dessus tout, des femmes . . .

L'amour n'est-il pas la pire chose à souhaiter à un homme? comment peut-il rester vif d'esprit dans la dépendance?

Il ne le reste pas. Il suit un destin qui n'est plus le sien. Il devient esclave de lui même. Il s'enterre si loin qu'il en perd tous ses sens. Et pourtant... et pourtant il se retrouve dans un autre monde. Bien plus beau en apparence que l'ancien. En apparence seulement mais pas toujours. Il arrive que ce nouveau monde reste beau à jamais. Je ne saurais dire si l'amour est la pire chose à souhaiter à un homme mais c'est sans conteste ce qui lui vaut une fin si pitoyable, tout comme l'était sa vie.

Nous ne sommes qu'une infection pour la Terre!

Et davantage encore pour nous mêmes.

Mais nous ne sommes rien, pas même le commencement d'un souffle.


Tout juste sa fin...

Nous sommes les nerfs cédant sous l'oppression de notre condition.

Mais qui est donc à l'origine d'une telle condition justement ?

L'existence même !

Il est vrai qu'avant même notre naissance nous sommes oppressés par ce ventre. Et comme par hasard, ce ventre se trouve être celui d'une femme.

Et en plus de tout ça tu es misogyne.

Non je les adore. Je les aime trop justement.
Je combats le trop plein d'amour que je leur porte par une haine futile et dérisoire.
Je me venge de toutes leurs perfidies. Et pourtant je fonds comme neige au soleil à l'once d'un sourire.

Ca me semble parfait.
On va en rester là.
Vulnérable et sensible.
N'oublie pas tes songes d'une nuit d'été.


Jamais.
Je compte bien m'y replonger avec délectation.

[Silence]

C'est un homme

Un homme un vrai! Je ne sais pas s'il est aussi sensible que toi.

Je ne suis peut être pas un homme.

On dirait vraiment un pissenlit sur lequel on s'apprête à souffler.
Fragile petit bonhomme.


Le vent s'est déjà levé, ma peau s'effrite. Il n'en restera bientôt plus une miette.

Et ces bris de peau donneront vie à des petits X ?


Qui subiront un à un le même triste sort . . .

Ô douloureuse et irréversible absurdité !
Je pense qu'on va se quitter là dessus.
Ca me semble parfait !

4 commentaires:

Julien a dit…

Auteurs : Florent et Julien.

FLG a dit…

Grand fou, tu l'as fait, et tu as même corriger les fautes.
En revanche j'ai cru comprendre que tu ne voulais pas que tes lecteurs sachent lequel de nous deux était en italique. Ceux qui nous connaissent auront vite compris je pense.

Puissent nos tourments nous délivrer de nos artéfacts.

Ca me semble parfait!

Julien a dit…

Pas vraiment que je ne voulais pas puisque comme tu le dis, ceux qui nous connaissent trouveront bien facilement. Plutôt le fait de ne pas vouloir assigner de noms aux "personnages". :-)

FLG a dit…

ok!
mais ce ne sont pas des personnages des fictions, que le monde entier le sache!